A Mirror for the Modern Man: The Siyar Šaʿbiyya as Advice Literature in Tunisian Judeo-Arabic Editions.
Historically, the siyar šaʿbiyya (sing. sīra) corpus—a collection of popular, orally-performed Arabic chivalric legends—have been cast as being outside of the ambit of adab (belles-lettres). Rather, scholars and critics both classical and modern have tended to regard them as tall tales and pseudo-hi...
| Publicado en: | Arabica Vol. 65; no. 3; pp. 392 - 419 |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Artículo |
| Publicado: |
Brill Academic Publishers
2018
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Ver este registro en EBSCOhost |
| Sumario: | Historically, the siyar šaʿbiyya (sing. sīra) corpus—a collection of popular, orally-performed Arabic chivalric legends—have been cast as being outside of the ambit of adab (belles-lettres). Rather, scholars and critics both classical and modern have tended to regard them as tall tales and pseudo-histories. In closing his 1887 Judeo-Arabic edition of Sīrat Sayf b. Ḏī Yazan (Sīrat al-azaliyya), the Tunisian-Jewish litterateur Rabbi Eliezer (Lazarro) Farḥī provides a seven-point list detailing the practical benefits of reading a sīra. In doing so, he opens a different pathway for approaching the text, in the manner of a mirror-for-princes. Examining Farḥī’s framework in its historical context as well as with reference to scholarship on other popular works such as the 1001 Nights and on the nature of adab and wisdom literature, I offer a model for re-envisioning the sīras as principally didactic texts, rather than sources for entertainment. This I do in accordance with the terms of the sīras’ fin-de-siècle publisher, who casts them as a mirror for the modern Jewish man aspiring to keep apace with life in French colonial Tunis. I conclude not only that Farḥī’s approach to the sīra was likely widespread, but that his work testifies to sustained interest among Jewish audiences in the sīras into modern times, making this minority group’s use of these texts integral to the sīras’ diachronic reception history. Historiquement, le corpus des siyar šaʿbiyya (sing. sīra) - une collection de légendes populaires de la chevalerie arabe transmises par voie orale - a été considéré comme ne relevant pas du domaine de l’adab (belles-lettres). Au contraire, les savants et les critiques classiques et modernes ont tendance à les considérer comme de grandes épopées et des pseudo-histoires. En achevant son édition judéo-arabe de Sīrat Sayf b. Ḏī Yazan (Sīrat al-azaliyya) en 1887, le littérateur juif tunisien Rabbi Eliezer (Lazarro) Farḥī donne une liste en sept points détaillant les avantages pratiques de la lecture d’une sīra. Ce faisant, il ouvre une voie différente pour aborder le texte, à la manière d’un miroir des princes. En examinant le cadre proposé par Farḥī dans son contexte historique et en se référant aux études sur d’autres œuvres populaires telles que les Mille et une nuits et sur la nature de l’adab et de la littérature sapientielle, je propose un modèle pour relire les sīras comme des textes principalement didactiques, plutôt que comme sources de divertissement. Ceci correspond aux termes de l’éditeur de sīras de la fin du siècle, qui en faisait un miroir pour l’homme juif moderne aspirant à poursuivre sa vie dans la ville coloniale française de Tunis. Je conclus non seulement que l’approche de la sīra par Farḥī était probablement répandue, mais que son travail témoigne d’un intérêt soutenu du lectorat juif pour les sīras dans les temps modernes, rendant l’utilisation de ces textes par un groupe minoritaire intrinsèque à l’histoire de la réception des sīras. This article is in English. Résumé: Historiquement, le corpus des siyar šaʿbiyya (sing. sīra) – une collection de légendes populaires de la chevalerie arabe transmises par voie orale – a été considéré comme ne relevant pas du domaine de l' adab (belles-lettres). Au contraire, les savants et les critiques classiques et modernes ont tendance à les considérer comme de grandes épopées et des pseudo-histoires. En achevant son édition judéo-arabe de Sīrat Sayf b. Ḏī Yazan (Sīrat al-azaliyya) en 1887, le littérateur juif tunisien Rabbi Eliezer (Lazarro) Farḥī donne une liste en sept points détaillant les avantages pratiques de la lecture d'une sīra. Ce faisant, il ouvre une voie différente pour aborder le texte, à la manière d'un miroir des princes. En examinant le cadre proposé par Farḥī dans son contexte historique et en se référant aux études sur d'autres œuvres populaires telles que les Mille et une nuits et sur la nature de l' adab et de la littérature sapientielle, je propose un modèle pour relire les sīra s comme des textes principalement didactiques, plutôt que comme sources de divertissement. Ceci correspond aux termes de l'éditeur de sīra s de la fin du siècle, qui en faisait un miroir pour l'homme juif moderne aspirant à poursuivre sa vie dans la ville coloniale française de Tunis. Je conclus non seulement que l'approche de la sīra par Farḥī était probablement répandue, mais que son travail témoigne d'un intérêt soutenu du lectorat juif pour les sīra s dans les temps modernes, rendant l'utilisation de ces textes par un groupe minoritaire intrinsèque à l'histoire de la réception des sīra s. |
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