"Finding My Way to Freedom": Dionne Brand's A Map to the Door of No Return: Notes to Belonging.

This paper explores Dionne Brand's A Map to the Door of No Return: Notes to Belonging (2011) as a non-traditional archive, yet idealistically a poetic narrative map, beginning epically at the Door of No Return on the west coast of Africa and spreading out infinitely. I argue the main focus is freedo...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Publicado en:TOPIA: Canadian Journal of Cultural Studies (University of Toronto Press) Vol. 46; pp. 209 - 224
Autor principal: Beckford, Sharon Morgan
Formato: Artículo
Publicado: University of Toronto Press Mar2023
Materias:
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Descripción
Sumario:This paper explores Dionne Brand's A Map to the Door of No Return: Notes to Belonging (2011) as a non-traditional archive, yet idealistically a poetic narrative map, beginning epically at the Door of No Return on the west coast of Africa and spreading out infinitely. I argue the main focus is freedom as marronage mapped out through a set of hyperlinked tension-filled stories across time and space that collectively connect geography and/to history; its method is collecting and recording "conversations" (224), both spoken and observed, about Black diasporic lives and encounters across time and space. In Map Brand's desire for freedom leads her to interrogate and challenge selected old world maps, charts journeys, and, in narrative and poetry, re/call and re/invent the past and actively re/imagine the present and future of new world liberated Black people as self-created individuals. The result is a modern literary artifact: as memorial to the marooned, with a ruttier for freedom for the marooned. This work forms part of a neo-archive of Black Diasporic texts that collectively perform reparative story-telling. Brand maps and builds a different (non-traditional) repository by recording selected experiences of Black people in the New World Diaspora--connecting paths forged from "a place emptied of beginnings" (6). Map charts the points on a journey to a liberatory future, one based on, as Brand describes it, "a life of conversations about a forgotten list of irretrievable selves" (224)--human dignity. Brand's Map, then, for inspiration, preserves selected histories that might have otherwise remained unexplored. It makes future retrieval possible, and the possibility of forgetting impossible--and ultimately this is the ageless beauty of this provocative work.
Cet article considère A Map to the Door of No Return: Notes to Belonging de Dionne Brand comme une archiv e non traditionnelle et, de façon idéaliste, comme une carte narrative poétique dont le début épique se situe à la Porte sans retour, sur la côte ouest de l'Afrique, et qui s'étend à l'infini. Je soutiens que la liberté y occupe le premier plan, sous la forme du marronnage cartographié à travers un ensemble d'histoires hyperliées, remplies de tension, qui se déroulent à travers le temps et l'espace et qui, collectivement, lient entre elles la géographie et l'histoire; la méthode consiste à recueillir et à enregistrer des « conversations » (224), parlées et observées, au sujet des vies et des rencontres des personnes noires de la diaspora à travers le temps et l'espace. Dans Map, le désir de liberté de Brand l'amène à interroger et à contester certaines cartes de l'Ancien Monde, à tracer des itinéraires de voyage et, dans la narration et les poèmes, à (r)appeler et à (ré)inventer le passé et à (ré)imaginer activement le présent et l'avenir des personnes noires du Nouveau Monde libérées en tant qu'individus autocréés. Le résultat est un artéfact littéraire moderne, à la fois mémorial aux esclaves en fuite et « routier » - sorte de carte maritime comportant des instructions de navigation - vers la liberté pour les personnes prises au piège. Ce travail fait partie d'une néoarchive de textes de la diaspora noire qui réalisent collectivement une narration réparatrice. Brand cartographie et construit un répertoire différent (non traditionnel) en y inscrivant une sélection d'expériences vécues par des personnes noires dans la diaspora du Nouveau Monde - reliant ainsi des chemins tracés depuis un « lieu vidé de ses commencements » (6, trad. libre). Son oeuvre cartographie les repères d'un voyage qui mène vers un avenir émancipateur et qui se construit, comme le décrit son auteure, à partir « des conversations de toute une vie au sujet d'une liste oubliée de soi impossibles à retrouver » (224, trad. libre) - la dignité humaine. La carte de Brand, alors, en guise d'inspiration, préserve des histoires choisies qui autrement seraient restées inexplorées. Cela rend possibles de futures recherches, et impossible la possibilité d'oublier - c'est là, en définitive, la beauté sans âge de cette oeuvre provocatrice.