Étude des Représentations Énonciatives de l’Espace dans Passage de Milan.
Any narrative concept requires a particular spatio-temporal framework which allows it to be developed on the textual level. Unlike the traditional novel where the spatial context is marginalized, the modern novel highlights the dynamic aspects of space and represents its incessant reconstruction und...
| Publicado en: | Recherches en Langue et Littérature Françaises Vol. 17; no. 32; pp. 152 - 168 |
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| Autores principales: | , , , |
| Formato: | Artículo |
| Publicado: |
University of Tabriz
automne/hiver2024
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| Acceso en línea: | Ver este registro en EBSCOhost |
| Sumario: | Any narrative concept requires a particular spatio-temporal framework which allows it to be developed on the textual level. Unlike the traditional novel where the spatial context is marginalized, the modern novel highlights the dynamic aspects of space and represents its incessant reconstruction under the perception of the enunciator. More precisely, within literary modernism where the silent points of view (POVs) of the enunciators intertwine with verbalized dialogues, the spatial framework is no longer limited to an objective dimension; but it develops a subjectivized place where the inner world of the perceptual instance unfolds (Cf. Rabatel, Homo Narrans, 2008, Chapter 11). Accordingly, new mechanisms for the development of narrative space make it signify beyond its immediate materiality. The conception of the world deployed through this new framing of space-time favors access to the latent structure of the text and to the techniques of constructing the narrative chronotope. Tout concept narratif exige un cadrage spatio-temporel particulier lui permettant de se développer sur le plan textuel. A la différence du roman traditionnel où le contexte spatial se trouve marginalisé, le roman moderne met en avant les aspects dynamiques de l’espace et représente son incessant reconstruction sous le regard du sujet. Fondé sur une saisie polyphonique du monde, Passage de Milan (1954), l’œuvre inaugurale de Michel Butor, se construit autour d’une image cauchemardesque de la ville, focalisant l’intérêt du lecteur sur l’écart croissant entre l’homme et la société moderne. L’univers romanesque de Butor qui s’avère être un microcosme de Paris projette, dans une certaine mesure, un monde objectal où le système spatio)temporel se propose comme une entité dérivée du réel, dont l’ensemble des éléments contribue à la construction du sens dans le récit. À cela s’ajoute la dimension subjectale de l’espace du fait qu’il est déployé sous la perception du narrateur ou dans la conscience des personnages. Effectivement, une lecture approfondie de la conceptualisation de l’espace dans Passage de Milan, nous permettra d’accéder à l’image mentale que se crée l’auteur de la modernité urbaine. Nous allons analyser, au départ, les extraits qui se focalisent sur les aspects topographiques de l’espace en vue de montrer ensuite comment la conceptualisation du cadre spatio-temporel pourrait refléter la tension intérieure de l’instance perceptive. |
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