Cultural Distinction and the University of Toronto: Constructing Symbolic Boundaries of Social Class in Canada, 1894–1950.

In the first half of the twentieth century, the University of Toronto was a preeminent cultural institution in Canada. Based on a critical interpretation of archival documents, this article narrates the history of four non-formal educational programs through which the University of Toronto created o...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Journal of Canadian Studies Vol. 58; no. 1; pp. 129 - 159
Autor principal: McLean, Scott
Formato: Artículo
Publicado: University of Toronto Press Mar2024
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Descripción
Sumario:In the first half of the twentieth century, the University of Toronto was a preeminent cultural institution in Canada. Based on a critical interpretation of archival documents, this article narrates the history of four non-formal educational programs through which the University of Toronto created opportunities for Canadians to develop privileged forms of cultural taste and practice: the administration of local examinations in music across Canada, the development of a museum oriented to public visitation, the organization of public lectures in collaboration with local associations across Ontario, and the delivery of non-credit evening courses in Toronto. These four programs engaged hundreds of thousands of Canadians in forms of activity that supported the development of what Bourdieu conceptualized as constellations of cultural distinction: arrays of tastes and practices that mark symbolic boundaries of social class. Two of the programs resulted in national cultural institutions (Royal Conservatory of Music and Royal Ontario Museum) prominent in fields that have been empirically associated with social class boundaries in Canada. The other two programs declined in significance after 1950 and have not previously been included in analyses of cultural distinction. This article explores the historical role of Canadian universities in constructing symbolic boundaries of social class.
Dans la première moitié du XXe siècle, l'Université de Toronto était une institution culturelle de premier plan au Canada. S'appuyant sur une interprétation critique de documents d'archives, le présent article raconte l'histoire de quatre programmes d'éducation non formelle grâce auxquels l'Université de Toronto a donné à des Canadiens la possibilité de développer des formes privilégiées de goûts et de pratiques en matière de culture : la tenue d'examens de musique locaux d'un bout à l'autre du Canada, la mise sur pied d'un musée orienté vers la visite par le public, l'organisation de conférences en collaboration avec des associations locales aux quatre coins de l'Ontario, et l'offre de cours du soir non crédités à Toronto. Par ces quatre programmes, des centaines de milliers de Canadiens ont participé à des formes d'activité qui ont favorisé l'essor de ce que Bourdieu a appelé des constellations de distinction culturelle : des ensembles de goûts et de pratiques qui délimitent symboliquement la classe sociale. Deux de ces programmes ont donné naissance à des institutions culturelles nationales de premier plan (le Conservatoire royal de musique et le Musée royal de l'Ontario) dans des domaines qui ont été empiriquement associés aux frontières des classes sociales au Canada. Les deux autres programmes ont perdu de leur importance après 1950 et n'ont jamais été inclus auparavant dans les analyses de la distinction culturelle. Cet article explore le rôle historique des universités canadiennes dans la construction de frontières symboliques entre les classes sociales.