Violence That Dispossesses: Continuity on the Settler Colonial Timeline.

This article considers what role and responsibility historians may have when faced with settler society's tendency to be freshly shocked each time it learns (again) about a colonial horror from its past that was, in fact, already long well known by many. Following an introduction, my argument unfold...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Canadian Historical Review Vol. 106; no. 3; pp. 375 - 405
Autor principal: Raibmon, Paige
Formato: Artículo
Publicado: University of Toronto Press Sep2025
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Descripción
Sumario:This article considers what role and responsibility historians may have when faced with settler society's tendency to be freshly shocked each time it learns (again) about a colonial horror from its past that was, in fact, already long well known by many. Following an introduction, my argument unfolds in five sections. First, I engage a mostly Indigenous scholarship to suggest replotting British Columbia's timeline as a continuum, or continuous process, of ongoing violence that illuminates connections across myriad forms of violence. Second, I reflect on an earlier, mostly non-Indigenous historiography about physical force and violence in British Columbia. Third, with this scholarship as context, I use an experimental format to present a catalogue of dispossession drawn from transcripts of the Royal Commission on Indian Affairs for the Province of British Columbia (1913–1916). These accounts demonstrate that settlers relied on physical violence during the foundational pre-emption and Crown granting processes to an extent that warrants greater attention. Fourth, I suggest that some important implications follow from this for understandings of British Columbia's past and present. Fifth, I argue that taking the long view of settler-on-Indigenous violence as a continuum helps clarify connections among forms of violence, particularly in relation to the materiality of forced physical dispossession, and, in so doing, moves us closer to telling histories that are not just for the winners.
Le présent article évalue le rôle et l'éventuelle responsabilité des historiens devant la tendance de la société coloniale à être fraîchement scandalisée lorsqu'elle (re)découvre les horreurs coloniales du passé, alors que l'on connaît depuis longtemps. Après une introduction, je présente mon argumentaire en cinq parties. Premièrement, j'utilise une littérature majoritairement autochtone pour proposer de refaire la ligne du temps de la Colombie-Britannique dans un continuum (ou processus continu) de violence persistante qui fait ressortir les liens entre de multiples formes de violence. Deuxièmement, je réfléchis à une historiographie plus ancienne, d'origine majoritairement non autochtone, sur la force physique et la violence en Colombie-Britannique. Troisièmement, grâce à la contextualisation offerte par ces études, j'utilise un cadre expérimental pour présenter un catalogue des dépossessions tiré des exposés de la Commission sur les terres et les affaires indiennes dans la province de la Colombie-Britannique (1913–1916). Ces comptes rendus démontrent que les colons recouraient à la violence physique pendant la période fondatrice de préemption et les processus d'octroi par la Couronne, dans une proportion qui mérite davantage d'analyse. Quatrièmement, je suggère qu'en découlent certaines implications pour la compréhension du implication du passé et du présent de la Colombie-Britannique. Cinquièmement, je fais valoir qu'adoptant une vision à long terme de la violence des colons envers les Autochtones en tant que continuum aide à éclaircir les liens entre les formes de violence, notamment à l'égard de la matérialité de la dépossession physique forcée et, ce faisant, de se rapprocher d'histoires qui ne s'adressent pas seulement aux vainqueurs.