Taking Up the Work: Settler Colonial Governance, Discretion, and Public Sector Workers.

In this article, we bring together findings from our qualitative study of provincial public sector workers (n = 32) on Treaty 6, 7, and 8 (Alberta) and unceded Coast Salish territories (British Columbia) in which we consider how these workers are socialized to reproduce settler colonial structures a...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Publicado en:Journal of Canadian Studies Vol. 60; no. 1; pp. 38 - 62
Autores principales: Nath, Nisha, Allen, Willow-Samara
Formato: Artículo
Publicado: University of Toronto Press Mar2026
Materias:
Acceso en línea:Ver este registro en EBSCOhost
Descripción
Sumario:In this article, we bring together findings from our qualitative study of provincial public sector workers (n = 32) on Treaty 6, 7, and 8 (Alberta) and unceded Coast Salish territories (British Columbia) in which we consider how these workers are socialized to reproduce settler colonial structures and resist them. Provincial public sector workers (PPSWs) do not simply represent the White settler colonial state but functionally are the system as they negotiate the violence of the relationship between the state and Indigenous Nations and communities in their day-to-day work. The provincial level that we spotlight has jurisdiction over what are known as "the helping sectors" of education, health, and child welfare. These sectors directly govern the most intimate parts of life, making the capacity to cause harm insidious. State interventions into the lives of systemically targeted families and communities are often authorized through notions that the public sector serves "the public good" and knows "what's best." We specifically interrogate the relationship between the exercise of discretionary power and the logics underscoring White settler colonial institutions like the public sector. Our contention is that discretionary power is core to how PPSWs as state actors learn to conduct their work and justify their authority to do that work, as well as how they learn to both enact and challenge the authority and jurisdiction of the state.
Dans le présent article, les auteurs regroupent les résultats de leur étude qualitative sur les travailleurs provinciaux du secteur public (n = 32) sur les territoires des Traités 6, 7 et 8 (Alberta) et les territoires non cédés des Salish de la côte (Colombie-Britannique), dans laquelle ils examinent la socialisation de ces travailleurs pour reproduire les structures coloniales de l'occupant et y résister. Les travailleurs provinciaux du secteur public (TPSP) représentent non seulement l'État colonial de l'occupant blanc, mais sur le plan fonctionnel, ils sont le système alors qu'ils négocient la violence de la relation entre l'État et les nations et communautés autochtones au quotidien. L'ordre provincial mis en lumière a compétence sur ce qu'on appelle les «secteurs d'aide» de l'éducation, de la santé et de la protection de l'enfance. Ces secteurs régissent directement les volets les plus intimes de la vie, ce qui rend la capacité de nuire insidieuse. Les interventions de l'État dans la vie de familles et de communautés qui constituent des cibles systémiques sont souvent autorisées selon le principe que le secteur public agit pour «le bien du public» et sait «ce qui convient le mieux». Les autrices contestent tout particulièrement la relation entre l'exercice d'un pouvoir discrétionnaire et la logique qui sous-tend les institutions coloniales de l'occupant blanc, comme le secteur public. Elles avancent que le pouvoir discrétionnaire est au cœur de la manière dont les TPSP, dans leur rôle d'intervenants de l'État, effectuent leur travail et justifient leur autorité pour l'effectuer, de même de la manière dont ils apprennent à la fois à appliquer et à dénoncer l'autorité et la compétence de l'État.