Gendered Responses to Inequality: Resilience and Resistance among Newcomers in Canada.

This study examines how newcomers from traditionally patriarchal societies, particularly Syria and Afghanistan, navigate employment-related inequalities in Canada. Focusing on experiences of deskilling and the devaluation of foreign credentials, it explores gendered differences in how these challeng...

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Bibliographic Details
Published in:Canadian Ethnic Studies Vol. 58; no. 1; pp. 53 - 75
Main Author: Delia, Fatima
Format: Article
Published: Canadian Ethnic Studies 2026
Subjects:
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Description
Summary:This study examines how newcomers from traditionally patriarchal societies, particularly Syria and Afghanistan, navigate employment-related inequalities in Canada. Focusing on experiences of deskilling and the devaluation of foreign credentials, it explores gendered differences in how these challenges are interpreted and negotiated. Drawing on narrative interviews and ethnographic field-notes with eight participants--four men and four women between the ages of 28 and 55--the analysis shows that although men and women encountered similar structural barriers, they often responded in different ways. Male participants more often framed deskilling as injustice, demanding correction, expressing frustration and resistance. Female participants, in contrast, more frequently described these challenges as part of the migration process, demonstrating greater adaptability and resilience. In this study, both resistance and resilience are understood as contextually shaped responses to structural inequality. Of the two, this article analyzes resilience, conceptualizing it as a form of agency that emerges through navigating constraints within broader sociocultural and institutional contexts. Informed by a poststructural feminist lens, these patterns are reviewed within the patriarchal gender norms and social relations that shaped the participants' pre-migration lives. The findings show how these experiences continue to influence the ways inequality is interpreted and navigated after migration, shaping not only access to work but also how unequal conditions are engaged and responded to, particularly in ways that contribute to resilience in women. Finally, it cautions against celebratory readings of women's resilience, since such accounts risk obscuring the structural inequalities, constrained choices, and repeated injustices that make such resilience necessary in the first place.
Cette étude examine comment les nouveaux arrivants issus de sociétés traditionnellement patriarcales, notamment de Syrie et d'Afghanistan, font face aux inégalités liées à l'emploi au Canada. En se basant sur les expériences de déqualification et de dévalorisation des diplômes étrangers, elle explore les différences liées au genre dans la manière dont ces défis sont interprétés et gérés. S'appuyant sur des entretiens narratifs et des notes de terrain ethnographiques recueillies auprès de huit participants -- quatre hommes et quatre femmes âgés de 28 à 55 ans --, l'analyse montre que, bien que les hommes et les femmes aient rencontré des obstacles structurels similaires, ils y ont maintes fois réagi de manière différente. Les participants masculins ont plus souvent présenté la déqualification comme une injustice, exigeant qu'elle soit corrigée, et exprimant leur frustration et leur résistance. Les participantes, en revanche, ont plus fréquemment décrit ces défis comme faisant partie du processus de migration, faisant preuve d'une plus grande capacité d'adaptation et de résilience. Dans cette étude, la résistance et la résilience sont toutes deux considérées comme des réponses façonnées par le contexte face aux inégalités structurelles. Parmi ces deux notions, cet article analyse la résilience, en la conceptualisant comme une forme d'autonomie qui émerge à travers la gestion des contraintes au sein de contextes socioculturels et institutionnels plus larges. À travers un prisme féministe poststructuraliste, ces dynamiques sont examinées à la lumière des normes de genre patriarcales et des relations sociales qui ont façonné la vie des participantes avant leur migration. Les résultats montrent comment ces expériences continuent d'influencer la manière dont les inégalités sont interprétées et gérées après la migration, façonnant non seulement l'accès au travail, mais aussi la manière dont les conditions inégales sont abordées et auxquelles on réagit, en particulier de manière à favoriser la résilience chez les femmes. En somme, l'étude met en garde contre les interprétations trop optimistes de la résilience des femmes, car de tels récits risquent d'occulter les inégalités structurelles, les choix limités et les injustices répétées qui rendent cette résilience nécessaire préalablement.