The Fork in the Road: Can Science Fiction Survive in Postmodern, Megacorporate America?

SF has a problem: it has linked its fortunes with a publishing industry whose raison d'être is irrelevant (perhaps even inimical) to the interests and desires of the community of SF readers and writers. Like all postmodern multinational corporate sectors (which it has largely become), the publishing...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Publicado en:Science Fiction Studies Vol. 18; no. 1; pp. 11 - 53
Autor principal: Sedgewick, Christina
Formato: Artículo
Publicado: University of California Press Mar91
Materias:
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Descripción
Sumario:SF has a problem: it has linked its fortunes with a publishing industry whose raison d'être is irrelevant (perhaps even inimical) to the interests and desires of the community of SF readers and writers. Like all postmodern multinational corporate sectors (which it has largely become), the publishing industry seeks to standardize its product and efficiently manage its producers and consumers in order to maximize its profits. Writers and editors have assisted the industry in accomplishing these objectives by subscribing to ‘professionalism’ an ideology that encourages writers to take editors and bookstore-chain executives rather than readers as their primary audience. Since ‘professionals’ place pleasing their employers above their own creativity and vision, professional SF writers censor themselves both consciously and unconsciously in order to meet their employers' perception of the ideological bottom line. The pressures on SF writers to toe this ideological bottom line have become so massive that even consciously resisting writers find them difficult to withstand. The SF community is therefore urged to wrest SF's fate from the hands of the megacorporate publishers and bookstore chains so that diverse tastes can be served by diverse books, something the publishing industry has no interest in doing.
La SF fait face à un problème fondamental: elle s'est alliée à une industrie de l'édition dont la raison d'être est sans rapport et parfois même hostile aux intérêts et aux désirs de la communauté d'écrivains et de lecteurs de la SF. Comme toutes les corporations multinationales postmodernes, l'édition cherche à standardiser ses produits et à gérer créateurs et consommateurs afin de maximiser ses bénéfices. Ecrivains et les éditeurs ont aidé l'industrie à atteindre ces buts en souscrivant à l'idée de ‘professionalisation,’ une idéologie qui encourage les auteurs à viser les édeteurs et les cadres des grandes maisons d'édition comme public. Puisque pour les ‘professionals’ le désir de plaire aux patrons est plus importante que leur propre imagination créatrice ou leur vision individuelle, il en résulte que les écrivains professionels de la SF s'autocensurent consiemment et inconsciemment afin de s'aligner avec l'idéologique de ces mêmes patrons. Les pressions à se plier à ces exigeances idéologiques ont atteint un tel niveau aujourd'hui que même les auteurs qui s'y opposent consciemment ont du mal à y résister. On conseille vivement à la communauté SF d'arracher la SF à l'emprise de ces méga-éditeurs et de ces chaînes de maisons d'édition pour satisfaire à la diversité des goûts, chose à laquelle l'indistrie de l'édition ne s'intérsse guère.