Fiction in the Desert of the Real: Lovecra's Cthulhu Mythos.

En partant d'une note de Mircea Eliade (1976), cet article qui porte principalement sur l'œuvre defiction de H. P. Lovecra entend marquer que l'existentialisme nihiliste a connu, sous certains de ses aspects, un prolongement au sein du milieu "holiste" et occulte depuis les années 1960. Dans un essa...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Aries Vol. 7; no. 1; pp. 85 - 110
Autor principal: Hanegraaff, Wouter J.
Formato: Artículo
Publicado: Brill Academic Publishers 2007
Materias:
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Descripción
Sumario:En partant d'une note de Mircea Eliade (1976), cet article qui porte principalement sur l'œuvre defiction de H. P. Lovecra entend marquer que l'existentialisme nihiliste a connu, sous certains de ses aspects, un prolongement au sein du milieu "holiste" et occulte depuis les années 1960. Dans un essai long et pénétrant paru en 1991, l'écrivain français Michel Houellebecq a mis l'accent sur le nihilisme radical qui sous-tend les écrits de Lovecra. Or, le présent article veut montrer que la perspective radicalement "désenchantée" qui sous-tend l'œuvre lovecra ienne n'est nullement incompatible avec le fait qu'il utilise certains thèmes tirés de l'histoire de l'ésotérisme occidental, non plus qu'avec le fait que, depuis les années 1960, des occultistes ont embrassé avec un grand enthousiasme son univers defiction. Selon la perspective de l'auteur, la suite d'histoires racontant la "quête de rêve" (dream-quest) du protagoniste Howard Carter, d'une part, et les histoires d'horreur fondées sur la "mythologie Cthulhu", d'autre part, sont les deux aspects d'une même médaille, en ce sens que cette suite représenterait le désir de Lovecra de "fuir la réalité" pour un monde de rêves, tandis que ces histoires d'horreur suggèreraient que derrière l'écran vide et prosaïque de la réalité désenchantée se cache une réalité plus profonde encore, faite d'horreur pure. Dans sa partie nale, l'article traite de ce phénomène surprenant qu'est le "chaos magick" lovecra ien, avec ses rituels d'invocations de divinités ou de démons lovecra iens. Ces invocations ne sont pas l'expression de quelque croyance naïve selon laquelle les entités de Lovecra existeraient réellement au lieu d'appartenir à la ction; elles sont plutôt l'expression d'un refus bien plus radical, "postmoderne", de la distinction même entre ction et réalité. Et pourtant, les magiciens du chaos ne peuvent pas toujours s'arranger pour maintenir cette position de façon constante; sous leur déconstructionisme radical on peut voir poindre ici et là, en e et, une aspiration romantique, celle d'un ré-enchantement du monde.